Réaliser ces propositions est un choix politique. Pour les financer, nous pouvons déjà

1. Refuser les Grands Travaux Inutiles (20 millions pour le pont Gambetta, 83 millions pour le parking de la Cassine etc.)

2. Récupérer les intérêts indus payés au titre des emprunts toxiques comme d'autres collectivités l'ont fait, en poursuivant Dexia et autres usuriers en justice.

3. Reprendre en gestion municipale directe ce que la ville a délégué à de grands groupes privés : transports en commun (Veolia), parkings (Vinci), restauration scolaire (Compass-Sodexo), usine de chaleur (Suez) etc.

4. Enfin, refuser les transferts de charge de l'Etat sur les collectivités, comme le fait la réforme des rythmes scolaires.

Locale ou nationale, la gratuité des services publics- amenés à s'étoffer en fonction des choix des citoyens et à devenir d'authentiques biens communs - combine de nombreux avantages : Elle augmente le pouvoir de vivre de touTEs, tout en créant des emplois non délocalisables, elle préserve l'écosystème plutôt que favoriser la consommation de biens issus de pays sans droits sociaux, aux ressources naturelles pillées, et dont le transport sur de longues distances pollue air et océans. La gratuité pourvoit aux besoins fondamentaux des personnes (transport, eau, cantine, hygiène...) en toute dignité et humanité.