1)     L’audit explique donc longuement que la ville est endettée à hauteur de 124 millions d’euros et que 27 % de cette dette est constituée d’emprunts toxiques, à fort risque, ce que tous les lecteurs du blog Chambéry 100 % à gauche savaient depuis longtemps, à l’exception il est vrai de Bernadette Laclais et Guy Fajeau qui ont toujours montré leur haut niveau d’expertise des finances publiques en expliquant que la dette chambérienne ne posait aucun problème particulier. Il poursuit en expliquant que la municipalité Laclais n’était parvenue à boucler son budget qu’en supprimant des emplois , en coupant dans les budgets de fonctionnement, en vendant le patrimoine de la ville et en augmentant les impôts, ce que les lecteurs du blog Chambéry 100 % à gauche savaient aussi depuis fort longtemps.

Dans tout l’audit, il n’y a en fait qu’un seul chiffre nouveau : celui l’estimation à hauteur de 6 millions d’euros de la baisse prévisionnelle de la dotation de l’Etat à Chambéry sur la période 2014-2017. En revanche, on est surpris des insuffisances évidentes de ce document :

-         - On ne trouve dans l’audit pas un mot sur les finances de Chambéry métropole ce qui biaise totalement les conclusions de ce documents. Les finances intercommunales étant en effet structurellement imbriquées avec les finances communales, il n’est possible d’étudier les unes sans les autres, comme l’avait déjà constaté le dernier rapport de la chambre régionale des comptes qui soulignait qu’on ne peut réfléchir sur la dette de Chambéry qu’en y rajoutant la part de la ville dans les dettes de la communauté d’agglomération et des autres organismes de coopération intercommunale.

-        -  Le document n’évoque jamais les Délégations de service public, qui jouent pourtant un rôle central dans l’économie municipale. Comment passer sous silence que Vinci pillent littéralement la ville avec les clauses abusives de ses contrats ? Comment passer sous silence qu’il y a moins d’un an, l’audit Cantineo exposait que Compass grugeait indûment la ville, à hauteur quand même de 300 000 euros, sur la délégation de la restauration scolaire ?